Les réseaux Caisses d'Epargne et Banques Populaires savent qu'ils sont indispensables au bon fonctionnement de leurs groupes respectifs et semblent de plus en nombreux à ne pas voir l'intérêt d'une telle fusion.

Arguments anti-fusion

- l'actualité récente a prouvé que les réseaux, la proximité et la masse de clients restaient une valeur sure
- chaque réseau (Caisses d'Epargne ou Banques Populaires) dispose de ses activités locales, souvent concurrentes
- avec le développement d'Internet les aspects transactionnels sont de plus online rendant stratégique la détention en propre de son front de vente en ligne 
- les activités de Natixis sont en train d'être vendues par morceau pour en faire un outil au service du Groupe
- CACEIS (activités titres) est à vendre
- etc.

De plus, s'il y avait de réels besoins de cash pour des questions de financement des activités bancaires en période de crise, ceci n'est pas un problème quand le gouvernement soutient financièrement les banques en injectant du cash bon marché.

Economies de coûts ?

Finalement les seuls points pouvant justifier une fusion sont de l'ordre des économies de coûts, ce qui était l'objet initial de Natixis. Cet arguement semble de plus en plus cantonné à des activités purement "techniques".

Pour le reste chacun des protagonistes se rappelle :

- son soutien à Bleichroeder ruineux lors de l'incoporation aux BP (on parle de l'équivalent de 10 ans de bénéfices d'une banque locale)
- un soutien commun aux activités de Natixis
- la réinjection récente de cash lors des erreurs récentes de gestion pour compte propre des Caisses d'Epargne, qui ont coûté leur tête à Charles MILHAUD et Nicolas MERINDOL
- etc.

Côté filiales, Interépargne (Groupe Natexis) passé Natixis peut fonctionner comme simple prestataire CNCE, La Palatine (ex Caisses d'Epargne) passée Natixis est à vendre, Gestitres (Groupe Caisses d'Epargne) a été intégré à Natixis, l'Ecureuil (AM des Caisses d'Epargne est passé Natixis) et j'en passe... dont le fait que la SLIB (ex BP passée Natixis) a ouvert son capital à la BNP, ce qui prouve finalement que les activités techniques ressemblent plus à un lego de type GIE qu'à un réel besoin de fusion.

Il se disait il y a 2/3 ans que la Poste ou la Banque Postale rejoindraient tout ce petit monde, mais est-ce bien nécessaire ? Ca n'est en tous cas semble-t-il pas (plus ?) non plus à l'ordre du jour.

Fusion difficile à justifier

Comme on peut le voir, tout ceci ne justifie pas (loin s'en faut) une fusion des réseaux, les banques ayant historiquement l'habitude de travailler ensemble quand il s'agit de monter des activitiés de mise en commun de moyens.

Vous l'aurez compris : rien n'est sûr quant à une fusion à venir des deux groupes... dont les activités récentes donnent plutôt l'impression d'une situation similaire à la bulle internet de début 2000 revenant à des raisonnements plus "terriens".

A suivre donc ...

Et vous ? qu'en pensez-vous ?

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